dimanche 22 juillet 2018

La flûte à bec dans le poste!

En attendant de revenir avec un véritable contenu, je ne peux m'empêcher de partager ceci avec toi :

ARTE a diffusé un documentaire intéressant au sujet de la flûte à bec. Il sera rediffusé le 24 juillet à 01h00, mais peut être vu jusqu'en novembre sur ARTE+7.

Ce qui m'amène à te proposer ce doc en deux parties :




A bientôt!

mardi 3 avril 2018

Joyeuses Pâques!

Les cloches sont, de nos jours et en occident, essentiellement associées à l'Église. On en oublierait presque que, dans beaucoup de régions d'Europe, les cloches font partie des orchestres, qu'elles restent encore un objet pastoral accroché au cou des bovins ou des moutons et autres chèvres, et qu'elles sont également très présentes dans les folklores, accompagnant danses, prossessions, cortèges et costumes de carnavals.
P10 - Cloche d'entrée - France - Alliage - 300mm

Pourtant, les cloches figurent probablement parmi les instruments percussifs les plus anciens et les plus universels. On les trouve partout depuis la plus haute antiquité. Et les usages qu'on en connaît chez les peuples dits "primitifs" peuvent laisser supposer que l'Homme façonnait des cloches en bois depuis plus longtemps encore!
D'ailleurs, en observant de plus près la structure des tambours à fente d'Afrique ou d'Océanie (souviens-toi de cet article sur les flûtes Vanuatu), ceux-ci ne seraient-ils pas de grandes cloches en bois à battants externes plutôt que des tambours?


Je t'invite à découvrir, pour ce qui est de l'historique des cloches en métal, un article très intéressant produit par l'abbaye Saint-Hilaire du Vaucluse.

Instruments rituels, instruments de signal - signal collectif ou privé - instruments d'alertes ou instruments de musique à part entière, les cloches accompagnent l'homme depuis la maison jusqu'au travail aux champs, au bois ou à la chasse en passant par le temple.

P22 - Cloche à main - Suisse (?) - Cuivre - 130mm

Comme beaucoup d'instruments de percussion rencontrés en de nombreuses régions du Monde, on trouve des cloches de formes, types, tailles et matériaux différents : en bois, en pierre ou en métaux divers (or, argent, bronze, acier, ...), à main ou suspendues, à un ou plusieurs battants, internes ou externes, utilisées seules ou à plusieurs, en sonnailles ou en carillons, les variétés sont infinies et donnent lieux à des musées qui leur sont en tout ou partie consacrés.


Un exemple avec le Museum Vleeshuis d'Anvers visité pas plus tard qu'hier :



C'est parti pour un petit tour d'horizon!

Carillons:

Nos clochers et beffrois n'ont pas la primeur de l'usage de carillons : l'instrumentarium indonésien comporte de grands orchestres de carillons en bambous, dont le nom semble presque une onomatopée, les angklungs :

Orchestre d'angklungs (Photo: TripAdvisor)


















P38 - Angklung (miniature) - Indonésie - Bambou - 400x310x180mm







Carillon éolien:




Il existe de nombreux types de carillons éoliens : en bois ou en métal, ils égaient un porche ou une terrasse, un jardin.







P17 - Carillon éolien - Vietnam - Bambou, noix de coco, corde - 1050mm




Cloches de danses et de carnavals:


Les traditions carnavalesques à travers l'Europe voient leurs costumes couverts de grelots. Grelots aux poignets, à la ceinture, aux chevilles, sur les coiffes.


P12 - Bracelet de grelots - Belgique - Tissus, métal





P37 - Bracelet de grelots - Congo - Fer, corde











P27 - Collier de grelots - Rwanda - Cuivre, corde








P19 - Ceinture de sonnailles - Cameroun - Graines d'Entadas, cordes












Cloches cérémonielles:

On trouve dans toute l'Afrique sub-saharienne des cloches à main et à battant externe. En métal ou en bois souvent sculpté, ces instruments rythment la vie et les saisons de chasse ou d'agriculture.




P15 - Cloche - Gabon - Bois, corde - 400mm
P35 - Cloche Elonia - Congo (Kasaï) - Fer, corde - 580mm



Cloches à animaux:

Comme je te l'explique en introduction, on voit encore dans de nombreuses régions européennes des cloches suspendues au cou du bétail.
Des sonailles sont également suspendues aux colliers de travail des chevaux d'attelage ou de débardage, comme l'atteste le matériel présenté par Cheval & Forêt (association promouvant l'usage du cheval pour les travaux d'entretien d'espaces verts à l'est de Bruxelles) lors de la Journée du Rouge-Cloître en juin 2014 : 






En Chine également, dès le Moyen-Âge, les harnais des chevaux sont équipés de grelots. C'est le cas de nos jours encore dans toute l'Asie au cours de manifestations traditionnelles.
P26 - Grelot de harnais - Tibet - Bronze/Cuivre - 70mm


Juge Bao, Patrick Marty et Chongrui Nie, éd. Fei





Une course au Tibet (Photo: https://www.cheval-daventure.com/)

Les cloches "Dibu" d'Afrique Centrale sont de grosses pièces en bois évidé équipées de plusieurs battants.
Accrochées au cou ou sous le ventre des chiens durant la chasse, elles permettent aux chasseurs de localiser leurs chiens : le chien Basenji, terrier du Congo, est en effet une race qui n'aboie pas! 

P36 et 44 - Cloches à chiens - Congo - Bois et corde

 















Ou pour la musique, simplement?
Pour accompagner les tambours du bout des doigts...

Fête Garcia Lorca, Bruxelles, mai 2007
Fête Garcia Lorca, Bruxelles, mai 2007



P29 - Cloche - Bénin - Fonte, corde - 70mm



Sources :


Bibliographie :





A suivre...

dimanche 11 mars 2018

Salon des Instruments Insolites, Bruxelles #2

À noter dans ton agenda : le second Salon des Instruments Insolites se tiendra les 23, 24 et 25 mars 2018 à l'Hôtel de la Poste, sur le site de Tour & Taxis à Bruxelles

Toutes les infos se trouvent là en cliquant ici.



lundi 1 janvier 2018

2018


Quand l'adulte revoit l'enfant


Je te souhaite à tous une excellente année! Puisse-t-elle être riche de découvertes, de musiques et de joies!

lundi 27 mars 2017

Mon Stradivarius, l'âme sonore

Lors du récent salon des instruments insolites dont je te parlais plus bas, j'ai eu la chance d'essayer un instrument qui me faisait de l’œil depuis un moment. La sauce a pris et j'en ai fait l'acquisition pour mon plus grand plaisir.

Chercher les origines de la scie musicale, c'est se perdre un peu dans le temps et dans l'espace.

Si tu vas sur le site de Jean-Claude Welche, tu liras "qu'il existe autant de théories sur l’origine de cet instrument qu’il existe de sites Internet sur le sujet ! Certains chercheurs disent qu’elle a été inventée par des bûcherons argentins, d’autres par les esclaves africains. Certains voient son origine dans les pays de l’est, d’autres encore dans les montagnes nord américaines. Une théorie rassemble les précédentes en disant qu’elle n’est pas apparue en en seul endroit mais simultanément dans de multiples coins de la terre." Jean-Claude Welche termine par ce qui parait logique : "la scie musicale pourrait avoir été créée par ceux-là-mêmes qui utilisent une scie dans leur quotidien, c'est-à-dire les bûcherons."
Car qui a eu l'occasion d'utiliser une égoïne a pu entendre le son produit par la lame lorsqu'elle subit une brutale torsion en se coinçant dans le bois.

Quoi qu'il en soit, tu n'as aucun moyen de savoir à quelle période la scie égoïne a connu sa première utilisation musicale.

C'est dans la deuxième moitié du XIXe siècle cependant, au bénéfice des progrès de la métallurgie, que les première véritables scies musicales ont été produites. Carl de Nys, musicologue belge, trouve la première mention de la scie dans un catalogue d'instruments de musique en 1890.
Jusque dans la première moitié du XXe siècle, la scie musicale a été utilisée dans les répertoires classiques et dans le jazz, avant d'être remplacée par deux instruments électroniques produisant le même type de sons : le Theremin (1917) et surtout les ondes Martenot (1918) dont l'usage connait un franc succès à partir des années 30.

Dès lors commence pour la scie musicale une forme de descente aux enfers : elle n'est plus jouée que par les clowns et autres artistes comiques. On n'en fait plus vraiment de la musique mais plutôt des effets sonores. De Raymond Devos - qui conclut son sketch "Le clou" par une improbable improvisation à la scie - à Gaston Lagaffe, l'instrument n'est plus vraiment, c'est peu de le dire, pris au sérieux.
Et même si elle reprend quelques lettres de noblesse dans la chanson réaliste d'après guerre, sa réputation lui colle à la peau et elle garde aujourd'hui encore cette mauvaise image.

Enfin, c'est au début des années 2000 * qu'a été développé un nouvel instrument basé sur le principe de la scie musicale : la lame sonore. Cet instrument permet de redonner un peu de noblesse à la scie musicale et lui donne un souffle nouveau.

*Edit : Errare lutinum est. Car entre-temps, j'ai fait l'acquisition d'une méthode conçue par Jacques Keller pour l'apprentissage de la lame sonore, méthode publiée en... 1950! Ce qui démontre que le développement de la lame sonore en est antérieur. D'ailleurs, l'ouvrage fait mention de commentaires de musiciens et de compositeurs dès 1949, dont Arthur Honneger qui introduisit la lame sonore dans l'orchestre pour son Antigone.


Alors comment ça marche?

La scie égoïne est une scie à bois trapézoïdale de longueur variable dont la lame est relativement souple. Pour obtenir une sonorité intéressante, il faut exercer à la lame une double courbure en forme de S (la figurine de Gaston Lagaffe basée sur un dessin de Franquin montre très bien cette courbure quoi-qu’inversée et un peu exagérée). Il "suffit" dès lors de trouver le point sensible de la lame et de la mettre en vibration soit en la frappant avec une mailloche, soit en la frottant avec un archet.
Cela fonctionne avec n'importe quelle scie égoïne, mais le plaisir de jeu (et d'écoute!) sera dépendant de ses proportions : plus la lame est longue et souple, et plus le trapèze est marqué - autrement dit plus la base est large et l'extrémité étroite - plus la scie offrira une tessiture intéressante.
Une scie ordinaire offre une octave et demi, une bonne scie musicale peut offrir jusqu'à deux octaves et demi.


La lame sonore en revanche n'a plus de la scie qu'une ressemblance de forme :
Tout d'abord, elle ne présente déjà plus de dents!
Ensuite le manche disparaît au profit d'une large palette permettant de maintenir l'instrument contre ou entre les cuisses.
Mais surtout la forme du trapèze de la lame est plus régulière et symétrique, la base très large et l'extrémité étroite, plus proche du triangle isocèle.
Tu y verras souvent apportée une poignée d'inflexion qui offre plus de confort de jeu et de maniabilité.
Une bonne lame sonore permet d'obtenir jusqu'à quatre octaves!
Scie musicale vs lame sonore (photo : http://www.thomasbloch.net/f_scie-musicale.html)



Alexis Faucomprez (photo: Salon des instruments insolites) est originaire du Nord de la France. Installé à Riorges depuis le début des années 2000, il y fabrique des lames sonores. Ses instruments et lui bénéficient d'une solide réputation!
C'est à lui que j'ai acheté ma scie musicale. Il y a apporté les modifications qui permettent à mon instrument d'approcher la musicalité des lames sonores : coupe de la lame pour modifier le ratio base/extrémité et ajout d'une poignée d'inflexion. J'ai en revanche refusé que lui soient coupées les dents (non mais!). L'archet est celui d'un violoncelle 3/4.
Ma scie devrait donc offrir trois octaves au minimum... du moins une fois que je l'aurai complètement apprivoisée!


Scie musicale Bahco "Stradivarius"  - Suède - 880mm


Pour en savoir davantage sur la scie musicale et les lames sonores, je t'invite à suivre ce reportage qui en explique la physique du son.

Et si tu doutes encore des qualités musicales qu'offre cet instrument, voici une vidéo particulièrement bluffante :






Sources consultées :


lundi 20 mars 2017

Salon des Instruments Insolites, Bruxelles #1

Photo : Centre Culturel d'Uccle

C'était donc une première édition. Et pour une première, c'est très encourageant!!


Le lieu - le Centre Culturel d'Uccle à Bruxelles - n'est pas immense mais a été fort bien exploité. Chaque salle a été utilisée pour les expositions, stands de ventes et ateliers. La salle de spectacle a évidemment été valorisée par des conférences et concerts.

Eric Van Osselaer (Photo : site Evolplay)


Outre ces conférences et concerts, le public a donc pu à loisir découvrir les instruments, les essayer, les acheter, participer à des ateliers de "lutherie sauvage" et apprendre comment faire de la musique avec deux feuilles d’endives (on dit chicons en Belgique) ou comment tailler une flûte dans une carotte.


 
Un grand atout, pour ce qui me concerne, était la présence du stand de Thierry Legros, bouquiniste, musicien, collectionneur et bricoleur. Son stand est une mine de documentation et l'idée d'aller lui rendre visite dans sa boutique me démange! Je t'encourage à aller découvrir son site : https://www.thierry-legros-musiques.net/

Pour ma plus grande chance, ce salon accueillait également un facteur de lames sonores (scies musicales) dont j'avais déjà visité le site internet. J'ai donc pu essayer cet incroyable instrument. J'ai fatalement fait l'acquisition d'une belle scie. Elle fera l'objet du prochain article, très vite.

Un regret personnel cependant: le salon s'est trouvé majoritairement axé autour des instruments "spirituels" ou chamaniques. Bols chantant, conques tibétaines, gongs, tambours chamaniques, didgeridoos. Outre le côté "mode" qui me dérange, j'ai trouvé peu de la folle diversité d'instruments à cordes ou à vent qu'offrent les cinq continents.
















J'ai confiance que la prochaine édition - qui se prépare déjà - verra venir davantage d'exposants et que l'on pourra découvrir une plus grande diversité d'instruments à travers le monde.
Je nourris également l'espoir que l'événement puisse se programmer à une période où nous pourrons bénéficier d'une météo permettant d'investir le grand parc du Wolvendael se trouvant devant le centre culturel.

Les photos non-légendées proviennent du site du salon avec l'aimable autorisation de l'organisateur, merci à lui.
Merci également à Steve Braem pour les deux dernières photos d’instruments tibétains.
La photo de la tête de la harpe celtique de Vanessa Gerkens a été prise par ton serviteur.


vendredi 24 février 2017

Événement à venir

C'est bientôt, et ça promet!

Un salon des instruments insolites se tiendra le weekend prochain à Bruxelles (Uccle). On nous promet des expos et des ventes, ainsi que des ateliers et des concerts.


En tout cas, j'y serai!



dimanche 1 janvier 2017

2017


MEILLEURS VŒUX POUR L’ANNÉE 2017!
Puisse-t-elle vous apporter joie et musique!

mercredi 21 septembre 2016

Du neuf du côté de l'Océanie! #2

Voilà déjà plus de cinq ans que je découvrais l'existence des flûtes harmoniques de l'archipel Vanuatu, grâce à mon ami Carl qui m'en avait fait cadeau de deux exemplaires. Je t'en parlais brièvement dans cet article. Bien brièvement tant j'ai eu de difficultés à trouver de la documentation sur ces instruments.


J'ai eu l'opportunité récemment de faire l'acquisition d'une de ces flûtes dans la boutique en ligne de Pick & Boch dont je te parlerai sous cet article. Et à cette occasion, j'ai chiné avec un certain succès quelques sources bibliographiques sur la culture Vanuatu, sources bibliographiques qui me manquaient cruellement pour la rédaction de mon premier article.

Donc bon...


Aux dires de mes sources, la culture musicale ancestrale Vanuatu semble être restée très présente dans l'archipel et il est aisé, sur place, de trouver des informations sur les instruments traditionnels encore en usage de nos jours. Dans le reste de la Mélanésie, pourtant, la connaissance des instruments anciens s'est perdue très rapidement après la fin de leur pratique. Les descriptions écrites des premiers voyageurs ne sont pas assez détaillées. Cependant, il est possible de retrouver quelques pièces dans les musées.

L'instrumentarium Vanuatu est dominé par les idiophones et les aérophones. Alors que les membranophones sont nombreux dans le nord de la Mélanésie, cette famille n'est représentée que part un instrument dans l'archipel Vanuatu. Dans toute la Mélanésie, les cordophones sont rares.


Dans le groupe des idiophones, on retrouve principalement les tambours à fente disposés verticalement, le pied planté dans le sol. Sculptés dans des troncs d'arbres à pain, ces instruments monumentaux, jusqu'à 5m de haut, étaient surmontés d'une sculpture représentant la tête d'un ancêtre important ornée de sa coiffe traditionnelle et de ses signes honorifiques. Ces tambours, à la fois totems et instruments de musique, rythmaient les danses rituelles, mais servaient également de mode de communication.


La famille des aérophones est dominée par les flûtes. Sur base de la quantité d'instruments présentés dans les musées, il semble qu'une grande diversité de flûtes existait du temps des premiers voyageurs européens abordant les rivages de l'archipel. La plupart des types de flûtes traditionnelles étaient uniques et n'existaient nulle part ailleurs dans le Pacifique.


De nombreux types de flûtes de Pan, en radeau ou en faisceaux ont été utilisés traditionnellement mais ont aujourd'hui quasiment disparu des usages.


Photo : eBay




La flûte harmonique "Pau" est encore jouée de nos jours dans quatre îles de l'archipel, alors qu'elle était mise en évidence par les premiers voyageurs sur huit îles.

La flûte "Pau" est une flûte à encoche en bambou, le mode de production du son étant identique à celui de la kéna andine, du shakuhachi japonais ou de la xiao chinoise. Le musicien bouche l'ouverture de la flûte avec le dessous de la bouche, entre la lèvre inférieure et le menton, et souffle en direction du biseau formé par l'encoche.

L'instrument est d'assez grande taille et d'un diamètre étonnamment grand pour une flûte harmonique. Il présente de deux à trois trous de jeu selon les régions. Chaque trou permet d'obtenir jusqu'à cinq notes harmoniques en modifiant la puissance du souffle.


Le bambou dans lequel sera taillée la flûte est décoré sur toute sa longueur lorsqu'il est encore vert et frais : le verni naturel du bambou est incisé selon des motifs symboliques qui recouvrent en général toute la longueur du tuyau. Ces incisions géométriques sont recouvertes de pâte de charbon de bois, puis l'ensemble est lustré au lait de coco.

Les motifs représentés par ces scarifications du bambou se retrouvent dans les décorations de nombreux objets utilitaires ou artistiques. Ils sont chargés de symbolique : parmi ceux ornant mes flûtes, par exemple, le motif "iulun korgal", formé par de petits triangles blancs à l'intérieur d'un ovale noir, représente les plumes d'un oiseau de l'île d'Ambrym appelé korgal ; le motif "gehlan" représente une succession de triangles isocèles à base ovale qui symbolisent un visage humain (opposé à son négatif, la bouche du premier deviendra l’œil du second) ; le motif "dolondon" signifie la "parole du rat". Les autre motifs sont liés à la danse rituelle appelée "rom"

Motif "iulun kobal"
Motif  "gehlan"
Motif "robulana" - Symbolise les feuilles d'un hibiscus
Motif "dolondon"
Motif "tu tab'e'or"


Motif "nonoham" - Représente les vagues
Motif "tabu faea"
Motif "rom"


Enfin, c'est seulement lorsque le tuyau sera sec et qu'il aura pris sa teinte jaune que l'encoche et les trous seront taillés.

Voici à peu près tout ce que je peux te dire, en même temps que je l'apprends moi-même, sur les flûtes vanuatu.

Comme je te le disais, donc, je possédais déjà les deux premiers instruments ci-dessous. Note bien les motifs qu'ils représentent. La troisième flûte vient du webshop d'une incontournable enseigne lyonnaise dont je te parle ci-après.




















Sources :