C'est l'été! C'est le temps de l'amour, le temps des copains et de l'aventure peut-être, mais c'est surtout le temps des brocantes!
Et des trésors! En à peine un mois, mon petit musée se voit enrichi de pas moins de dix-sept instruments.
C'est l'été! C'est le temps de l'amour, le temps des copains et de l'aventure peut-être, mais c'est surtout le temps des brocantes!
Et des trésors! En à peine un mois, mon petit musée se voit enrichi de pas moins de dix-sept instruments.
Décidément, le temps passe vite lorsqu'on ne s'ennuie pas...
Pour ce qui est des acquisitions de nouveaux instruments, 2025 aura été plutôt calme : il faut bien reconnaître qu'après le faste de 2024, il était raisonnable de lever quelque peu le pied.
En revanche, pour ce qui est de la musique, je ne suis pas resté inactif :
Il est prévu que nos trompes de chasse soient présentes lors des festivités de l'habillage de Manneken-Pis au mois de mai!
En outre, l'été dernier, j'ai pu une nouvelle fois sortir quelques flûtes, clarinettes et bombardes au Grand Bal de l'Europe!
En bref : c'était une belle et riche année instrumusicale.
Allez ! Je me fais la promesse de ne plus rester si longtemps sans t'écrire.
A bientôt, donc, pas avant.
Je te souhaite la meilleure année 2025 possible !
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| F289 - Canne-flûte - Fabrication personnelle |
Comme à l'accoutumée, c'est le temps du "rapport annuel" des nouvelles acquisitions.
Quelle année ! 2024 aura été une année généreuse pour moi : entre des dons et des opportunités d'achats à conditions immanquables, j'aurai eu la possibilité d'enrichir ma collection de très belles pièces... avec pour conséquence d'aggraver mon cas aux yeux de quelques uns d'entre toi qui s'inquiètent de ma santé mentale !
Songe un peu : 51 instruments de musique sont venus enrichir mon "musée" cette année, dont beaucoup de pièces rares voire uniques, de qualité muséale, certaines anciennes; seules 5 d'entre elles nécessitent une restauration ! Et j'en oublierais presque cette grande canne de bambou dans laquelle j'ai taillé une flûte traversière... 52, donc.
Cerise sur le gâteau : peu avant mon anniversaire, j'aurai également eu le bonheur (euphémisme!) de casser ma tirelire pour concrétiser un rêve de près de vingt-cinq ans, l'achat d'une clarinette basse !Petit inventaire (clique sur ce lien si tu oses, tu y trouveras sous le bouton [i] la fiche signalétique de chaque instrument)
Flûtes et sifflets : 28 nouveaux instruments
Deux sullings, flûtes à bandeau indonésiennes
Deux ocarinas d'Amérique latine
Une flûte à encoche en os d'Amérique latine
Une flûte nasale d'Hawaï
Deux petites flûtes de Pan en terre-cuite du Mexique
Une flûte peule du Mali
Six n'dehou, sifflets pygmées du Cameroun
Six gaïtas colombianas, incroyables flûtes à bocal en cire
Une txistu, flûte à une main de tambourinaire basque
Un pifano, flûte traditionnelle du Brésil
Un pinquillo, flûte traditionnelle d'Equateur
Deux fifres anciens (à restaurer)
Une flûte traversière ancienne (à restaurer)
Une réalisation personnelle (en photo ci-dessus)Anches simples : 6 nouveaux instruments, tous en état de jeu
Une clarinette à 13 clés (J. Gras, France, fin XIXe, système Müller)
Une clarinette à 15 clés (M. De Vries, Belgique, fin XIXe, système Müller)
Une clarinette en argent (Laubé, France, fin XIXe, système Boëhm)
Une clarinette basse (Le Blanc, France)
Un saxophone (Charlier, Belgique, fin XIXe-début XXe)
Un saxophone en bambou (Kaypacha, Argentine)
Anches doubles : 2 nouveaux instruments, en état de jeu
Un practice de cornemuse
Une bombarde en do (Camac, France)
Anches libres : 1 nouvel instrument en état de jeu
Un lusheng, orgue à bouche vietnamien
Cuivres : 8 nouveaux instruments
Deux trompes de chasse (à restaurer)
Un cor alto (Couesnon, France)
Un cor ténor
Une trompette de cavalerie (à restaurer)
Deux trompes mapuche (une du Chili, l'autre d'Argentine, article à venir)
Une berrante (corne du brésil)
Cordes : 1 nouvel instrument (j'avais pourtant dit que j’arrêtais les cordes...)
Un sârangi népalais (petite restauration à faire, mais comme il est beauuu!)
Guimbardes : 2 nouveaux instruments
Deux guimbardes françaises, dont une plutôt ancienne, en forme de guitare
Percussions : 3 nouveaux instruments
Une ceinture à grelot (harnachement de cheval de trait?)
Un bâton à grelots
Cuillères du Québec (Laurentides)
Autre : 1 nouvel instrument
Une petite vuvuzela belge (Diabolica)
Pour ceux d'entre toi qui ne connaissent pas la Zinneke Parade, une petite présentation s'impose.
Un zinneke, c'est quoi?
Bruxelles est traversée par la Senne, dont un des affluents est la Petite Senne, de Zinneke en Brusseleir - le patois bruxellois. Il est dit, dans la petite histoire de ma capitale à nous, qu'on y noyait les chiens sans race qui abondaient il y a quelques siècles, dit-on, lorsqu'ils servaient à chasser les rats dans les ruelles des quartiers de nombreux chenaux autour desquels étaient installées de nombreuses tanneries. De là a-t-on désigné ces bâtards par le terme zinneke, et - par extension - ce nom est aujourd'hui utilisé, sans caractère péjoratif pourtant (au contraire, même), pour désigner les habitants situées aux carrefours de plusieurs pays, de plusieurs cultures.
Voilà ce que fête la Zinneke Parade : la typicité multiculturelle de Bruxelles et ses habitants de multiples langues, de multiples couleurs, de multiples saveurs et d'autant de musiques, de costumes et de danses. Un cortège festif, coloré, bruyant et dansant, faisant forte démonstration du caractère surréaliste et fantaisiste, et de la zwanze indépassable des Brusseleirs!
Fresque Cheri-Samba, Ixelles-Matonge (Photo: cec-ong.org)
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| Photo : RTBF |
Fils de deux capitales et de deux religions, de deux cultures donc, m'identifiant dès lors à ce statut de zinneke, j'ai eu la chance de pouvoir participer cette année à ma troisième édition de cette fête bisannuelle créée en 2000.
Voici donc l'occasion de partager avec toi ces souvenirs :
Zinneke 2002, zinnode de Saint-Gilles avec l'orchestre Yiddish Brisl, les répétitions de l'orchestre se faisaient dans les locaux de l'UPJB, et les répétitions d'ensembles, avec les danseurs, acrobates et jongleurs, dans les locaux de l'Espace Catastrophe, à l'époque installé rue de la Glacière. Une générale s'était faite dans la salle des pas perdus de la gare du Midi. Mémorable!
Zinneke 2022 (soit pile 20 ans après ma première participation), zinnode d'Ixelles-Etterbeek, avec un orchestre hybride : Percusson et Vent de Rue, soit une quarantaine de percussions pour trois sax, deux trompettes et une clarinette. Nous répétions entre souffleurs dans les locaux de la Zinneke à Schaerbeek, et avec les percus dans une école d'Etterbeek. La générale se déroulait à Ixelles, dans le quartier Matonge.
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| La dreamteam "Vents de rue" |
A l'instant où je m'apprête à boucler un article consacré à la Zinneke Parade, grand événement haut en couleur fêtant la diversité culturelle de Bruxelles, voilà que j'apprends, par voie de mail, le décès d'un musicien que j'aurai trop peu côtoyé, mais qui fait partie de ces personnalités qui marquent dès la première rencontre.
Ce que je retiendrai d'Olivier, au delà de son accordéon, c'est sa simple mais pleine générosité humaine et musicale et son sourire, tantôt réservé et discret, tantôt éclatant lorsqu'il était en concerts.
Je ne le connaissais pas vraiment, et je suis bien triste qu'il en sera donc à jamais ainsi...
Avec ceux qui ont pu le connaitre, un peu, beaucoup, à la folie, avec ses proches, je suis en musicamicales pensées.
Et c'est là oui - là et à ce moment-là - que mes pieds ont eu la surprise de leur vie : il en aura fallu à Cath de la pugnacité - et même un soupçon de fermeté - pour que je mette les pieds sur ce parquet. Mais ces mêmes pieds ensuite étaient indécollables!
Les Ptibals de Lagrasse, festival de quatre jours, des ateliers l'après-midi pour apprendre les danses, des concerts en fin de journée jusqu'en milieu de nuit et, pour ceux qui tiennent encore sur leurs jambes - ou qui dorment le jour - les bœufs jusqu'à plus d'heures. Juges-en par toi-même sur le programme de l'ultime édition de 2019!
Un univers s'ouvrait devant mes pas. Les musiques, je les connaissais : j'en écoutais déjà beaucoup depuis longtemps, j'en jouais pas mal aux flûtes, quelques unes à la clarinette - en tout cas les musiques bretonnes et les musiques de la mouvance dite "celtique", bref des musiques traditionnelles françaises, irlandaises, écossaises ou flamandes - mais voilà que je les dansais!!
J'aurai davantage dansé durant ces quelques jours que durant toute ma vie auparavant!
Andros, hanter dros, scottishs, mazurkas, valses, polkas, branles de Noirmoutier, gavotes de l'Aven, bourrées 2 temps, 3 temps et auvergnates, rondeaux en cercles ou en chaînes, cercles circassiens, chapelloises et combien d'autres encore? Des polskas aux tarentelles, des danses de couples ou des danses de groupes, en cercle ou en lignes, de l'Irlande à la Sicile, du Portugal à la Suède, nous dansions l'après-midi et le soir, jusque tard, et puis à la maison encore le matin. Je découvrais un monde en mouvement, et cette énergie incomparable, rarement croisée ailleurs : collective et souriante!
Le virus s'inoculait d'autant plus sûrement que, dans le même temps, sortait dans les salles "Le Grand Bal" de Laetitia Carton, film documentaire sur le Grand Bal de l'Europe, présenté au Festival de Cannes.
Cependant, de retour à Bruxelles et malgré l'existence d'un calendrier de bals-concerts dense (jeu de mots pourri, certes, mais assumé, tu me connais!), ce n'est que là-bas, aux P'tits Bals de Lagrasse fin août, que je suis retourné danser les deux années suivantes.
Ensuite il y a eu le.la.lalère Covid, où tout (ou presque) s'est arrêté...
Et enfin, c'est au printemps suivant, lors de la venue de Phil et Cath à Bruxelles, que le virus - celui de la danse - s'est remanifesté : de la queimada à Saint-Gilles (Bruxelles) au bal à Oli (Namur), mes pieds se sont remis à danser! C'est là qu'il a été décidé, une fois pour toutes, que j'irais à Gennetines vivre ce Grand Bal!
Gennetines, ce n'est pas un festival à proprement parler, il n'y a pas d'affichage publique annonçant l'événement : c'est une rencontre organisée par et pour les membres d'une association, l'Association Européenne des Amis des Danses Traditionnelles. Rencontre qui a tout de même rassemblé l'été dernier jusqu'à 2000 personnes par jour, pendant... DEUX SEMAINES!
Ces rencontres proposent des ateliers pour apprendre ou progresser dans les différentes danses, des ateliers pour s'initier ou progresser dans la pratique instrumentale (accordéon diatonique, violon, harmonica diatonique...), des expositions ou des conférences, et ensuite des concerts dansants suivi des incontournables bœufs, jusqu'au bout de la nuit, le petit matin, et puis ça repart!
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| Atelier de bourrées |
Ce que j'ai découvert là dépasse tout ce que j'imaginais, tout en confirmant ce que j'avais pu entrevoir dans le film documentaire : un événement festif sans accrocs (ou en tous cas les accros qui se présentent se règlent), où entraide, partage et bienveillance dominent, où tout, depuis le montage du site et l'aménagement du camping, la vente des bracelets et le contrôle de ceux-ci à l'entrée, jusqu'au nettoyage des sanitaires et la gestion des déchets en passant par la cuisine, l'organisation du réfectoire et de la buvette, tout est assuré par les membres bénévoles de l'association.
Ce Grand Bal, c'est définitivement un événement transgénérationnel qui voit disparaitre les différences de classes et émerger une incroyable liberté d'expression, que celle-ci soit verbale, vestimentaire ou de genres. Il suffit de voir cette merveilleuse gavotte de l'Aven pour s'en rendre compte :
Je le disais plus haut, ces rencontres autour de la danse m'offrent aussi la joie de côtoyer de merveilleux instruments qui accompagnent mes rêves depuis l'enfance. J'y reviendrai - je le redis - dans un prochain article pour deux d'entre eux qui semblent d'improbables cousins : le.la nickelharpa et la vielle à roue (ci-dessous de gauche à droite).
Mais au delà du plaisir de contempler ces instruments, j'ai pu goûter aux bonheurs de les accompagner aux flûtes ou à la clarinette! Car Gennetines est aussi l'occasion de partages entre musiciens (ou joueurs de musiques, pour ce qui me concerne). Entre les moments de détentes sur les pelouses ou durant les deux bœufs organisés de jour ou ceux qui s'improvisent la nuit, ou lors d'un atelier d'initiation à l'harmonica diatonique, les occasions ne m'ont pas manqué de faire de la musique! J'ai eu la plaisir de partager des instants musicaux avec de nombreux petits groupes éphémères :Que cette nouvelle année puisse être joyeuse, musicale et dansante!
Je réalise que je n'ai publié aucun article en 2022, je devrais être plus productif en 2023 tant l'année écoulée a été riche : riche en expériences musicales et en voyages, en découvertes instrumentales, et en nouvelles acquisitions. Et cette fois-ci, je m'en suis presque tenu à mes engagements : à l'exception de trois pièces, il ne s'agit que d'instruments à vent, mais tous sont des instruments en état de jeu et - tout de même - dont je suis capable de jouer!
Des expériences musicales, il s'agit notamment de la Saint Hubert sonnée sur le parvis de l'église du Sablon et dans les salons du Cercle Gaulois à Bruxelles mais surtout (surtout!) du Grand bal de l'Europe! Ce dernier fait déjà l'objet d'un article en chantier qui aurait dû être publié plus tôt si j'avais davantage bénéficié de temps et d'énergie positive. Ce sera chose faite très prochainement.
Des voyages, il s'agit surtout de la découverte du Fado à Lisbonne et, accessoirement, de la visite du musée des Musiques Populaires (MUPOP) de Montluçon, que j'ai pu faire en marge du Grand Bal.
Les découvertes instrumentales concernent la guitare portugaise et la nickelharpa, instrument traditionnel suédois que j'avais déjà découvert dans l'Aude il y a quelques années, mais dont j'ai vu et accompagné de nombreux instruments cet été seulement, en Alsace mais surtout au Grand Bal. Ces instruments étaient tous issus de l'atelier de Jean-Claude Condi, luthier français, et certains d'entre eux avaient été construits par leur propriétaire-même lors d'un stage organisé chez ce luthier. Voilà deux articles également en chantier.
Quant aux acquisitions de l'année, ma collection s'est vue enrichie de quinze instruments :
A très vite!
A chacun d'entre-toi, cher lecteur, ainsi qu'à tous tes êtres chers
Je souhaite le meilleurs pour l'année qui se présente
Si 2021 pouvait peut-être être pire
Gageons que 2022 ne pourra qu'être meilleure
2021 n'aura pas apporté beaucoup de nouveaux instruments dans mon petit musée, mais ceux dont j'ai pu faire acquisition sont de qualité, comme ces quelques cordes que j'ai présentées dans l'article ci-dessous consacré aux instruments du Toit du Monde.
Par contre, j'aurai réussi cette année à finaliser un projet dont la réalisation a été entamée en 2020 : la construction de ma bibliothèque rêvée et le réaménagement de ma salle de musique/jeux/lecture/chambre d'amis!
| Les instruments un peu partout et les BD dans les cartons, là, dans le coin... |