Décidément, le temps passe vite lorsqu'on ne s'ennuie pas...
Pour ce qui est des acquisitions de nouveaux instruments, 2025 aura été plutôt calme : il faut bien reconnaître qu'après le faste de 2024, il était raisonnable de lever quelque peu le pied.
En revanche, pour ce qui est de la musique, je ne suis pas resté inactif :
Tout d'abord, mes activités musicales ont pu tirer bénéfice de l'acquisition de ma clarinette basse : au sein de l'ensemble Pixelbeek Band, avec lequel j'avais participé à la Zinneke Parade 2024, aux festivités des 25 ans de l'asbl Zinneke, à la dernière édition de la Molenfeest ou encore récemment à un concert au centre culturel latino-américain. Chaque semaine, les répétitions vont bon train en préparation de la prochaine édition de la Zinneke (mai 2026).
Il en va de même pour ma participation aux activités de notre école uccloise de trompe de chasse, les Echos de Soignes, désormais inscrite dans l'annuaire de la Fédération des Trompes de Bénélux : après avoir engagé la restauration des deux trompes reçues en héritage d'une de mes collègues, j'ai le plaisir de faire chanter la trompe légère de son papa. Grand, grand bonheur de sonner de cet instrument lors des prestations publiques que nous avons pu offrir, notamment lors de la fête d'été du Rouge Cloître ou de son Marché de Noël.
Il est prévu que nos trompes de chasse soient présentes lors des festivités de l'habillage de Manneken-Pis au mois de mai!
L'été dernier, j'ai pu une nouvelle fois sortir quelques flûtes, clarinettes et bombardes au Grand Bal de l'Europe!
Mais la grande petite nouveauté, cette année, était cette occasion qui m'a été offerte de présenter une petite conférence sur les instruments à vent à travers le monde, et la multiplicité de formes et de traditions croisées autour d'organologies communes : flûtes à encoches, flûtes traversières, flûtes obliques, anches simples, anches doubles ou anches libres, comment ses organologies peuvent-elles se retrouver en des géographies et des cultures si éloignées ?
Bien sûr, il y eu les conquêtes d'empires et les routes commerciales - route de la soie et route des épices - qui expliquent beaucoup de choses (rappelle-toi cet article sur ces improbables cousins), mais il reste cependant - à mes yeux à peine ouverts en tous cas - beaucoup de points d'interrogation : comment expliquer, par exemple, l'existence de flûtes à encoche en Amérique latine (kéna), en Asie (xiao chinoise ou shakuachi japonais) et en Océanie (Pau de l'archipel Vanuatu) ? Comment des cors de traditions pastorales montagnardes sont-ils présents, si semblables dans leurs formes autant que dans leurs fonctions, aussi bien dans les Alpes suisses que dans les Andes Mapuche du Chili et d'Argentine ? Mystère envoutant.
Voilà. En bref : c'était une belle et riche année instrumusicale.
Allez ! Je me fais la promesse de ne plus rester si longtemps sans t'écrire.
Comme à l'accoutumée, c'est le temps du "rapport annuel" des nouvelles acquisitions.
Quelle année ! 2024 aura été une année généreuse pour moi : entre des dons et des opportunités d'achats à conditions immanquables, j'aurai eu la possibilité d'enrichir ma collection de très belles pièces... avec pour conséquence d'aggraver mon cas aux yeux de quelques uns d'entre toi qui s'inquiètent de ma santé mentale !
Songe un peu : 51 instruments de musique sont venus enrichir mon "musée" cette année, dont beaucoup de pièces rares voire uniques, de qualité muséale, certaines anciennes; seules 5 d'entre elles nécessitent une restauration ! Et j'en oublierais presque cette grande canne de bambou dans laquelle j'ai taillé une flûte traversière... 52, donc.
Cerise sur le gâteau : peu avant mon anniversaire, j'aurai également eu le bonheur (euphémisme!) de casser ma tirelire pour concrétiser un rêve de près de vingt-cinq ans, l'achat d'une clarinette basse !
Petit inventaire (clique sur ce lien si tu oses, tu y trouveras sous le bouton [i] la fiche signalétique de chaque instrument)
Flûtes et sifflets : 28 nouveaux instruments
Deux sullings, flûtes à bandeau indonésiennes
Deux ocarinas d'Amérique latine
Une flûte à encoche en os d'Amérique latine
Une flûte nasale d'Hawaï
Deux petites flûtes de Pan en terre-cuite du Mexique
Une flûte peule du Mali
Six n'dehou, sifflets pygmées du Cameroun
Six gaïtas colombianas, incroyables flûtes à bocal en cire
Une txistu, flûte à une main de tambourinaire basque
Un pifano, flûte traditionnelle du Brésil
Un pinquillo, flûte traditionnelle d'Equateur
Deux fifres anciens (à restaurer)
Une flûte traversière ancienne (à restaurer)
Une réalisation personnelle (en photo ci-dessus)
Anches simples : 6 nouveaux instruments, tous en état de jeu
Une clarinette à 13 clés (J. Gras, France, fin XIXe, système Müller)
Une clarinette à 15 clés (M. De Vries, Belgique, fin XIXe, système Müller)
Une clarinette en argent (Laubé, France, fin XIXe, système Boëhm)
Une clarinette basse (Le Blanc, France)
Un saxophone (Charlier, Belgique, fin XIXe-début XXe)
Un saxophone en bambou (Kaypacha, Argentine)
Anches doubles : 2 nouveaux instruments, en état de jeu
Un practice de cornemuse
Une bombarde en do (Camac, France)
Anches libres : 1 nouvel instrument en état de jeu
Un lusheng, orgue à bouche vietnamien
Cuivres : 8 nouveaux instruments
Deux trompes de chasse (à restaurer)
Un cor alto (Couesnon, France)
Un cor ténor
Un clairon (à restaurer)
Deux trompes mapuche (une du Chili, l'autre d'Argentine, article à venir)
Une berrante (corne du brésil)
Cordes : 1 nouvel instrument (j'avais pourtant dit que j’arrêtais les cordes...)
Un sârangi népalais (petite restauration à faire, mais comme il est beauuu!)
Guimbardes : 2 nouveaux instruments
Deux guimbardes françaises, dont une plutôt ancienne, en forme de guitare
Percussions : 3 nouveaux instruments
Une ceinture à grelot (harnachement de cheval de trait?)
Pour ceux d'entre toi qui ne connaissent pas la Zinneke Parade, une petite présentation s'impose.
Un zinneke, c'est quoi?
Bruxelles est traversée par la Senne, dont un des affluents est la Petite Senne, de Zinneke en Brusseleir - le patois bruxellois. Il est dit, dans la petite histoire de ma capitale à nous, qu'on y noyait les chiens sans race qui abondaient il y a quelques siècles, dit-on, lorsqu'ils servaient à chasser les rats dans les ruelles des quartiers de nombreux chenaux autour desquels étaient installées de nombreuses tanneries. De là a-t-on désigné ces bâtards par le terme zinneke, et - par extension - ce nom est aujourd'hui utilisé, sans caractère péjoratif pourtant (au contraire, même), pour désigner les habitants situées aux carrefours de plusieurs pays, de plusieurs cultures.
Et Bruxelles est typiquement de cette catégorie : au carrefour de tant de cultures que - pour peu qu'on y soit sensible - on en attraperait un délicieux vertige.
Voilà ce que fête la Zinneke Parade : la typicité multiculturelle de Bruxelles et ses habitants de multiples langues, de multiples couleurs, de multiples saveurs et d'autant de musiques, de costumes et de danses. Un cortège festif, coloré, bruyant et dansant, faisant forte démonstration du caractère surréaliste et fantaisiste, et de la zwanze indépassable des Brusseleirs!
Ce qu'il y a de beau et d'irremplaçable, c'est que cette fête est construite par les Bruxellois, pour les Bruxellois, avec les Bruxellois, qu'elle est transculturelle fatalement, mais aussi transgénérationnelle : le principe étant de rassembler des habitants de quartiers, élèves d'école, membres d'associations, etc autour d'un projet artistique commun. Chaque comité ainsi créé - appelé zinnode - monte son projet, crée ses costumes, éventuellement ses chars, sa scénographie.
Le défilé rassemble plus d'un millier de participants, et plusieurs dizaines de milliers de spectateurs!
Fils de deux capitales et de deux religions, de deux cultures donc, m'identifiant dès lors à ce statut de zinneke, j'ai eu la chance de pouvoir participer cette année à ma troisième édition de cette fête bisannuelle créée en 2000.
Voici donc l'occasion de partager avec toi ces souvenirs :
Zinneke 2002, zinnode de Saint-Gilles avec l'orchestre Yiddish Brisl, les répétitions de l'orchestre se faisaient dans les locaux de l'UPJB, et les répétitions d'ensembles, avec les danseurs, acrobates et jongleurs, dans les locaux de l'Espace Catastrophe, à l'époque installé rue de la Glacière. Une générale s'était faite dans la salle des pas perdus de la gare du Midi. Mémorable!
Zinneke 2022 (soit pile 20 ans après ma première participation), zinnode d'Ixelles-Etterbeek, avec un orchestre hybride : Percusson et Vent de Rue, soit une quarantaine de percussions pour trois sax, deux trompettes et une clarinette. Nous répétions entre souffleurs dans les locaux de la Zinneke à Schaerbeek, et avec les percus dans une école d'Etterbeek. La générale se déroulait à Ixelles, dans le quartier Matonge.
La dreamteam "Vents de rue"
(Photos : Zinneke)
Cette édition 2024 aura été, pour moi, la plus belle. L'ambiance des répétitions, la soumonce dans Matonge, les traversées des rues du cœur de Bruxelles, de la place de La Bourse et de la Grand Place, toutes noires et colorées d'un public acquis, c'était un ensemble de grands moments!
Photo de la zinnode Pixelbeek après la soumonce à Ixelles (Photo : Zinneke)
Rassemblement, habillage, maquillage, dernier filage avant la mise en route vers le point de départ
A l'instant où je m'apprête à boucler un article consacré à la Zinneke Parade, grand événement haut en couleur fêtant la diversité culturelle de Bruxelles, voilà que j'apprends, par voie de mail, le décès d'un musicien que j'aurai trop peu côtoyé, mais qui fait partie de ces personnalités qui marquent dès la première rencontre.
Olivier Cap est - était, désormais - accordéoniste et compositeur de musiques d'inspiration
traditionnelle, scottishs, valses, mazurkas, cercles circassiens, etc. Il animait entre autre les "Bals à Oli", à Namur, où je ne serai finalement allé qu'une seule fois. J'ai eu également la chance de le croiser et d'échanger avec lui quelques notes lors de ma première participation au Grand Bal de Gennetines, alors qu'il accompagnait une harpiste, sur les pelouses d'un après-midi de digestion, avant les ateliers de danses et les bals.
Ce que je retiendrai d'Olivier, au delà de son accordéon, c'est sa simple mais pleine générosité humaine et musicale et son sourire, tantôt réservé et discret, tantôt éclatant lorsqu'il était en concerts.
Je ne le connaissais pas vraiment, et je suis bien triste qu'il en sera donc à jamais ainsi...
Avec ceux qui ont pu le connaitre, un peu, beaucoup, à la folie, avec ses proches, je suis en musicamicales pensées.
Et enfin, la publication de cet article laissé en chantier depuis septembre...
Ceux d'entre toi qui me connaissent depuis longtemps le savez : je ne suis pas danseur.
Ceux d'entre toi qui m'ont rencontré l'été dernier à Gennetines me l'avez dit : "Tu n'étais pas danseur!"
Tant il est vrai qu'il y a un avant et un après l'été 2017 où, suite à un de ces aléas de la vie, il m'avait fallu revoir mes projets de vacances. J'avais alors été accueilli chez mes amis Phil et Cath, dans les Corbières. À Lagrasse, plus précisément, dans l'Aude (là...). "Tu verras, tu arriveras juste à temps pour les Ptibals" m'avaient-ils dit...
Et c'est là oui - là et à ce moment-là - que mes pieds ont eu la surprise de leur vie : il en aura fallu à Cath de la pugnacité - et même un soupçon de fermeté - pour que je mette les pieds sur ce parquet. Mais ces mêmes pieds ensuite étaient indécollables!
Les Ptibals de Lagrasse, festival de quatre jours, des ateliers l'après-midi pour apprendre les danses, des concerts en fin de journée jusqu'en milieu de nuit et, pour ceux qui tiennent encore sur leurs jambes - ou qui dorment le jour - les bœufs jusqu'à plus d'heures. Juges-en par toi-même sur le programme de l'ultime édition de 2019!
Un univers s'ouvrait devant mes pas. Les musiques, je les connaissais : j'en écoutais déjà beaucoup depuis longtemps, j'en jouais pas mal aux flûtes, quelques unes à la clarinette - en tout cas les musiques bretonnes et les musiques de la mouvance dite "celtique", bref des musiques traditionnelles françaises, irlandaises, écossaises ou flamandes - mais voilà que je les dansais!!
J'aurai davantage dansé durant ces quelques jours que durant toute ma vie auparavant!
Andros, hanter dros, scottishs, mazurkas, valses, polkas, branles de Noirmoutier, gavotes de l'Aven, bourrées 2 temps, 3 temps et auvergnates, rondeaux en cercles ou en chaînes, cercles circassiens, chapelloises et combien d'autres encore? Des polskas aux tarentelles, des danses de couples ou des danses de groupes, en cercle ou en lignes, de l'Irlande à la Sicile, du Portugal à la Suède, nous dansions l'après-midi et le soir, jusque tard, et puis à la maison encore le matin. Je découvrais un monde en mouvement, et cette énergie incomparable, rarement croisée ailleurs : collective et souriante!
Et enfin, puisque les bals sont animés par des musiciens, voir ces musiques jouées sur leurs instruments incroyables! Des flûtes et des cornemuses de tous types, les vielles à roues venant se joindre aux violons, accordéons diatoniques et guitares. Le virus s'inoculait lentement, deux jours plus tard, nous redansions à un bal dans un village voisin, occasion de voir en vrai le.la nickelharpa, ce magnifique instrument suédois sur lequel je m'étendrai certainement dans un prochain article.
Le virus s'inoculait d'autant plus sûrement que, dans le même temps, sortait dans les salles "Le Grand Bal" de Laetitia Carton, film documentaire sur le Grand Bal de l'Europe, présenté au Festival de Cannes.
Le Grand Bal : bande annonce et interview de Laetitia Carton
Cependant, de retour à Bruxelles et malgré l'existence d'un calendrier de bals-concerts dense (jeu de mots pourri, certes, mais assumé, tu me connais!), ce n'est que là-bas, aux P'tits Bals de Lagrasse fin août, que je suis retourné danser les deux années suivantes.
Ensuite il y a eu le.la.lalère Covid, où tout (ou presque) s'est arrêté...
Et enfin, c'est au printemps suivant, lors de la venue de Phil et Cath à Bruxelles, que le virus - celui de la danse - s'est remanifesté : de la queimada à Saint-Gilles (Bruxelles) au bal à Oli (Namur), mes pieds se sont remis à danser! C'est là qu'il a été décidé, une fois pour toutes, que j'irais à Gennetines vivre ce Grand Bal!
Le Grand Bal de l'Europe, Gennetines.
Gennetines, ce n'est pas un festival à proprement parler, il n'y a pas d'affichage publique annonçant l'événement : c'est une rencontre organisée par et pour les membres d'une association, l'Association Européenne des Amis des Danses Traditionnelles. Rencontre qui a tout de même rassemblé l'été dernier jusqu'à 2000 personnes par jour, pendant... DEUX SEMAINES!
Ces rencontres proposent des ateliers pour apprendre ou progresser dans les différentes danses, des ateliers pour s'initier ou progresser dans la pratique instrumentale (accordéon diatonique, violon, harmonica diatonique...), des expositions ou des conférences, et ensuite des concerts dansants suivi des incontournables bœufs, jusqu'au bout de la nuit, le petit matin, et puis ça repart!
Atelier de bourrées
Ce que j'ai découvert là dépasse tout ce que j'imaginais, tout en confirmant ce que j'avais pu entrevoir dans le film documentaire : un événement festif sans accrocs (ou en tous cas les accros qui se présentent se règlent), où entraide, partage et bienveillance dominent, où tout, depuis le montage du site et l'aménagement du camping, la vente des bracelets et le contrôle de ceux-ci à l'entrée, jusqu'au nettoyage des sanitaires et la gestion des déchets en passant par la cuisine, l'organisation du réfectoire et de la buvette, tout est assuré par les membres bénévoles de l'association.
Pendant que les uns dansent ou se prélassent au soleil, d'autres font la file pour manger
Ce Grand Bal, c'est définitivement un événement transgénérationnel qui voit disparaitre les différences de classes et émerger une incroyable liberté d'expression, que celle-ci soit verbale, vestimentaire ou de genres. Il suffit de voir cette merveilleuse gavotte de l'Aven pour s'en rendre compte :
Au passage, tu me reconnaitras en moins d'une minute quelque part...
Je le disais plus haut, ces rencontres autour de la danse m'offrent aussi la joie de côtoyer de merveilleux instruments qui accompagnent mes rêves depuis l'enfance. J'y reviendrai - je le redis - dans un prochain article pour deux d'entre eux qui semblent d'improbables cousins : le.la nickelharpa et la vielle à roue (ci-dessous de gauche à droite).
La vielle à roue, justement, puisque Montluçon et son MUPOP (musée des Musiques Populaires) sont tout proches de Gennetines, j'ai pu en voir des variétés folles au sein des collections du musée. Là encore, je t'ai promis que je rédigerai prochainement un article sur ce musée.
Mais au delà du plaisir de contempler ces instruments, j'ai pu goûter aux bonheurs de les accompagner aux flûtes ou à la clarinette! Car Gennetines est aussi l'occasion de partages entre musiciens (ou joueurs de musiques, pour ce qui me concerne). Entre les moments de détentes sur les pelouses ou durant les deux bœufs organisés de jour ou ceux qui s'improvisent la nuit, ou lors d'un atelier d'initiation à l'harmonica diatonique, les occasions ne m'ont pas manqué de faire de la musique! J'ai eu la plaisir de partager des instants musicaux avec de nombreux petits groupes éphémères :
Lors de moments improvisés entre les ateliers et les bals, entre le repas de midi et la sieste...
Et lors des bœufs organisés de jour ou improvisés de nuit
A mes pieds, les quelques instruments que j'avais emportés dans ma besace : quatre tessitures de flûtes à bec, mon low wistle et ma clarinette, rejoints par un harmonica diatonique acheté sur place lors de ma participation à un atelier d'initiation.
Je tiens à remercier mes amis Phil et Kat, bien sûr, pour m'avoir mis les pieds sur les planchers, mais surtout - surtout! - Bernard Coclet et Sabine pour la création de cet événement, ainsi que l'ensemble des bénévoles sans qui rien ne tiendrait. Des remerciements sont de bon aloi pour les musiciens avec qui j'ai pu jouer.
Je ne retrouverai sans doute pas ce petit monde cette année suite à une opération récente de l'épaule, mais je ne raterai pas l'édition 2024!
Quant à toi, tu trouveras sans doute de quoi te donner envie de danser en cliquant sur le titre, en regardant le film Le Grand Bal de Laetitia Carton, ou en visionnant les vidéos prises par Bernard lors de l'édition 2022.
Que cette nouvelle année puisse être joyeuse, musicale et dansante!
Je réalise que je n'ai publié aucun article en 2022, je devrais être plus productif en 2023 tant l'année écoulée a été riche : riche en expériences musicales et en voyages, en découvertes instrumentales, et en nouvelles acquisitions. Et cette fois-ci, je m'en suis presque tenu à mes engagements : à l'exception de trois pièces, il ne s'agit que d'instruments à vent, mais tous sont des instruments en état de jeu et - tout de même - dont je suis capable de jouer!
Des expériences musicales, il s'agit notamment de la Saint Hubert sonnée sur le parvis de l'église du Sablon et dans les salons du Cercle Gaulois à Bruxelles mais surtout (surtout!) du Grand bal de l'Europe! Ce dernier fait déjà l'objet d'un article en chantier qui aurait dû être publié plus tôt si j'avais davantage bénéficié de temps et d'énergie positive. Ce sera chose faite très prochainement.
Des voyages, il s'agit surtout de la découverte du Fado à Lisbonne et, accessoirement, de la visite du musée des Musiques Populaires (MUPOP) de Montluçon, que j'ai pu faire en marge du Grand Bal.
Les découvertes instrumentales concernent la guitare portugaise et la nickelharpa, instrument traditionnel suédois que j'avais déjà découvert dans l'Aude il y a quelques années, mais dont j'ai vu et accompagné de nombreux instruments cet été seulement, en Alsace mais surtout au Grand Bal. Ces instruments étaient tous issus de l'atelier de Jean-Claude Condi, luthier français, et certains d'entre eux avaient été construits par leur propriétaire-même lors d'un stage organisé chez ce luthier. Voilà deux articles également en chantier.
Quant aux acquisitions de l'année, ma collection s'est vue enrichie de quinze instruments :
A chacun d'entre-toi, cher lecteur, ainsi qu'à tous tes êtres chers
Je souhaite le meilleurs pour l'année qui se présente
Si 2021 pouvait peut-être être pire
Gageons que 2022 ne pourra qu'être meilleure
2021 n'aura pas apporté beaucoup de nouveaux instruments dans mon petit musée, mais ceux dont j'ai pu faire acquisition sont de qualité, comme ces quelques cordes que j'ai présentées dans l'article ci-dessous consacré aux instruments du Toit du Monde.
Par contre, j'aurai réussi cette année à finaliser un projet dont la réalisation a été entamée en 2020 : la construction de ma bibliothèque rêvée et le réaménagement de ma salle de musique/jeux/lecture/chambre d'amis!
Car...
Ma bibliothèque, qui voyait les bandes dessinées côtoyer les instruments de musique, était située initialement dans le salon et faisait face au canapé. Entre 2007 et 2015, elle a connu quelques modifications au fil des acquisitions, tant en bandes dessinées qu'en instruments de musique.
(Amuse-toi au jeu des sept différences...)
Cependant, la bibliothèque occupant le seul mur disponible, cette configuration plaçait le canapé dos au jardin. Jusqu'au jour où une belle âme m'a suggéré l'idée qu'il était fou - voire stupide - de ne pas profiter de la vue du jardin depuis ce canapé... et donc de me voir proposé de faire mouvement de ce meuble et de son contenu vers la pièce de jeu/musique/chambre d'amis.
Les instruments un peu partout et les BD dans les cartons, là, dans le coin...
C'est donc en août 2020, grâce à mon ami J-L, ébéniste de son état, et avec l'aide de mon amie É que j'ai pu enfin réaménager cet espace : une petite dizaine de journées en atelier, des longues journées de pose de verni (merci É qui a assuré : sans elle je n'y serais pas arrivé)
Voilà. Tu l'auras noté, il y a un grand absent dans la pièce : l'orgue électronique prenant trop de place, j'ai dû me résigner à m'en séparer.